Les Travaux depuis la création de l'ARPE

Le château de L’Escurays date de la fin du 14ème siècle vers les années 1390.

 

Il a toujours appartenu à une même famille noble, (directement ou par alliances matrimoniales) jusqu’au décès du dernier propriétaire, le comte Raymond de Maistre le 29 décembre 1993.          

En juin 1994, le château de L’Escurays devient la propriété de la commune de Prinquiau

 

Le château est rapidement en mauvais état, envahi par les ronces. Faute d’argent, les derniers propriétaires n’ont pu l’entretenir correctement. La tourelle sur la tour médiévale sera rasée vers 1951.

 

Ci-dessous, tous les travaux effectués par l’association et la Mairie de PRINQUIAU, en commençant par les plus récents, et en remontant les années.

Bonne lecture

En 2026, la restauration des extérieurs du château se poursuit.

 

L’ancien crépi est enlevé.

 

D’anciennes ouvertures apparaissent.

 

Les lucarnes sont en cours de restauration, en particulier les frontons.

 

Les frontons sont restaurés par Sylvain Raud à Saint Jean d’Angély

 

 

<————–  Ce n’est pas Sylvain Raud !

Avant

Après

 

La charpente est refaite presqu’à neuf.

 

 

 

La tour à été couverte et  enduite

 

 

La tour médiévale du château de L’Escurays et sa tourelle pointue - Juin 2025

 

C’est l’entreprise Cruard, près de Craon en Mayenne qui l’a fabriquée en usine. Elle a été remontée à L’Escurays puis installée  sur la tour.

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La tour du château de L’Escurays, sur le manoir d’origine, date de la fin du 14ème siècle, vers les années 1390 – 1400. Actuellement, la tour a une forme octogonale, c’est à dire qu’elle a 8 côtés. Pourtant, des travaux récents ont révélé qu’à l’origine, elle était ronde.

     Cette tour ronde, avec son escalier, existe encore aujourd’hui à l’intérieur de la tour octogonale. Il y avait probablement à l’origine sur cette tour ronde une structure supplémentaire, sans qu’on sache vraiment ce qui l’en était.
Ce n’était sans doute pas un colombier comme on l’a pensé longtemps mais peut-être une simple tourelle pointue, probablement ronde aussi, car il y avait un colombier ailleurs derrière le puits actuel, détruit par les soldats révolutionnaires le 23 décembre 1793.

Plus tard, cette tour ronde va être modifiée.

Elle sera d’abord surélevée de deux mètres et la tour ronde deviendra, sur son extérieur, une tour octogonale mais avec une forme très particulière.

Ce sera une tour octogonale asymétrique. Les 8 côtés de la tour n’ont pas la même largeur. Pourquoi ? je ne sais pas. Sur la tour, on a dû poser très probablement dès cette époque, la tourelle pointue.

Quand  a eu lieu cette modification de la tour ronde en une tour octogonale surélevée  ? on ne le sait pas avec certitude. Mais ça a du être dans une période de très grande prospérité et historiquement, il n’ y en a quasiment qu’une, c’est celle, vers 1600, de la période Renaissance bretonne  à L’Escurays, avec un couple : René de La Lande et Françoise de Mareil. 

          Le manoir de 1400 était très petit. Il se situait uniquement de part et d’autre de la tour. René de la lande et Françoise de Mareil vont agrandir le manoir breton d’origine, entre 1600 et 1605, pour en faire un château beaucoup plus important, tel qu’il est aujourd’hui et il va l’embellir de 4 lucarnes Renaissance. On n’en a pas la preuve, mais on a toutes les raisons de penser que René de la Lande et Françoise Mareil ont dû augmenter la hauteur de la tour de 2 mètres avec la pose d’une tourelle pointue pour conserver l’équilibre et la symétrie de l’ensemble du château.

     En 1851, il y a eu une violente tempête qui a sérieusement abîmé les toitures et la tourelle du château qui existait bien à l’époque. Denis Espivent de Perran, le propriétaire, va remettre une nouvelle tourelle pointue sur la tour médiévale. En 1860, il écrit : 

     « La tourelle tombant en ruine, on l’a complètement démolie et refaite telle quelle », 

ce qui confirme qu’elle existait bien avant 1850 et qu’elle avait gardé le même aspect. En 1868, un prêtre ayant vécu à L’Escurays dans sa jeunesse a écrit le poème suivant : 

     « Château de L’Escurays, berceau de mon enfance, que j’aime contempler de près la tour nouvelle qui vient de remplacer une antique tourelle ».

     Cette tourelle antique, remplacée en 1860, était donc bien très ancienne. Pouvait-elle remonter jusqu’en 1600 ? Même si on n’a pas de preuve pour l’affirmer, pourquoi pas ? Cette nouvelle tourelle, construite en 1860, aura toutefois une durée de vie assez courte, 90 ans environ . En effet, à la fin de la deuxième guerre mondiale, la tourelle est très abîmée. Elle est sur le point de s’écrouler. Elle sera rasée vers les années 1951-1952 par l’entreprise Monfort de Donges, les propriétaires de l’époque ne pouvant assumer les frais de reconstruction. 70 ans ont passé. Aujourd’hui, nous voyons renaître cette nouvelle tourelle sur la tour médiévale. 

     Quelle joie ! Le château de L’Escurays retrouve enfin une nouvelle jeunesse. Merci à tous les acteurs qui ont permis cette belle renaissance.

Robert Bioteau
30 06 2025

 

 

2023 : une meulière à L’Escurays

 

En 2023, des bénévoles de l’ARPE sont surpris de voir des stries sur un rocher près des anciennes écuries construite en 1886.

Les stries tombent de façon oblique sur une plate forme horizontale de 60 cm de diamètre. 11 éléments seront progressivement mis à jour.

Un archéologue consulté nous a affirmé qu’il s’agissait d’une carrière de fabrication de meules pour moudre des céréales pouvant remonter au Moyen-Age et même avant.  Des avis complémentaires sont nécessaires.

 

 

2022 Le jardin clos et le jardin médiéval

 

Les murs du jardin étaient complètement envahi par la végétations.  Les bénévoles de l’A.RP.E ont dégagé et nettoyé les murs en 2022 et 2023.

Un jardin médiéval avec différentes essences a été créé et mis à la disposition des visiteurs.

 

 

2019 Le lavoir

 

Ce bâtiment est appelé « le lavoir » car situé près de la marre où on lavait le linge.   Au 20ème siècle, il était destiné aux chevaux. Les stales démontées existent toujours.

C’est le premier bâtiment rénové par les bénévoles de l’A.R.P.E. en 2009.

 

Le poteau central, assez gênant, n’a pu être enlevé qu’en 2019 ce qui permet depuis, la possibilité d’avoir 120 places assises.  Le lavoir est ouvert à la location.

 

 

2018 Travaux extérieurs

 

 

 

 

2017-2018 La cabane de la chèvre

     

 Il s’agit  d’une petite  cabane située à l’ouest de la Maison du Bienveillant. Selon les témoins de l’époque , dans cette cabane, des chèvres y avaient leur abri. 

       Elle était à l’abandon  et en 2015, il était quasiment  à l’état de ruine. Les bénévoles de l’A.R.P.E ont souhaité la restaurer, ce qui a nécessité de nombreuses corvées.

Avant

Après

 

 

2016- 2017 Changement de la toiture de l’aile Est du château et restauration de la lucarne Renaissance côté cour

 

Les travaux ont été financés par la mairie de Prinquiau

Façade Est, côté lavoir.

Façade Ouest, côté cour.

 

 

2013 – 2017 Paul Prampart, restaurateur

 

Avant et après restauration

 

 

 

 

Plaque de cheminée restaurée en 2013

avec les armoiries des chevaliers Espivents et Danguy

 

 

 

 

Réparation des fenêtres médiévales en 2017

 

 

 

 

 

 

En 2016 La Maison du Bienveillant est sauvegardée et restaurée

Côté cour                                     2014                                    Côté Ouest

Il s’agit de l’aile ouest du château qui était en péril.

Les travaux ont eu lieu entre le 03 juin 2016  et le 16 novembre 2016 et ont finançés par la mairie de Prinquiau, par diverses subventions mais

aussi par l’association A.R.P.E. à hauteur d’environ 120 000 euros.

 

 

Ce bâtiment était appelé jusqu’alors « le bûcher ». Bâti vers 1600 lors de la Renaissance bretonne par René de la Lande et Françoise de Mareil,  il servait de communs mais aussi d’habitation pour le gardien du château  appelé autrefois le « bienveillant » car il veillait sur les biens des propriétaires. D’où son nouveau nom : « la Maison du bienveillant ».

L’intérieur avait 3 pièces, séparées par deux murs de refend,  dont l’une, la plus proche du château, était la demeure du gardien, les deux autres étant des communs. Le tout était surmonté d’un grenier.    

Lors des travaux, un mur de refend a été supprimé pour agrandir la pièce du gardien et le grenier a été supprimé, ce qui a permis  de remonter les poutres pour avoir un volume beaucoup plus important.

 

 

2016 La porte d'entrée

En 2015

 

 

 

 

Elle a été réparé par les bénévoles de l’A.R.P.E.

     avec du chêne et les couleurs d’origine (vers 1600)

En 2016

 

 

2013 : la restauration du puits par les bénévoles de l’A.R.P.E

Le puits en 2012, et en 2013

 

 

Le 09 février 2009, L’association A.R.P.E (Association Renaissance du Patrimoine de L’Escurays ) est créée.

Le 09 février 2009 est créé l’ A.R.P.E  : l’Association Renaissance du Patrimoine de L’Escurays.

Cette association, avec ses 160 adhérents actuellement, est partenaire de la mairie de  Prinquiau pour la restauration du domaine de L’Escurays.

L’A.R.P.E. va réaliser de nombreux travaux au fil des années avec tout d’abord le nettoyage des abords du château, la mise en sécurité du château avec la pose de panneaux sur les fenêtres, des réparations nombreuses et diverses, les peintures…

De nombreuses « corvées » sont réalisées, en particulier le samedi, avec de nombreux bénévoles.

 

 

Les premiers travaux en 2004 vont concerner les anciennes écuries.

 

           Autrefois,  les écuries se trouvaient dans le prolongement de l’aile Est du château.  Elles furent supprimées et remplacées par de nouvelles écuries, à distance du château, en 1886,  réalisées dans le style clissonnais.

            On retrouve cette architecture dans de nombreuses maisons et fermes de Clisson, en particulier au domaine de la Garenne Lemot, domaine créé par le sculpteur François-Frédéric Lemot. Au cours de ses séjours italiens, Lemot (1772-1827) était sous le charme de l’architecture toscane.

             L’architecture des écuries rappelle celle des « castelli » toscans. Les castelli présentent un corps carré central massif symbolisant un pigeonnier et des ouvertures en plein cintre, géminées, cernées de briques chantignolles (briques de demi-épaisseur).  La toiture est cependant en ardoise et non en tuile.

Cette réhabilitation a été réalisée en 2024 à l’initiative  la mairie de Prinquiau. Le bâtiment est utilisé depuis  comme centre de loisirs pour les enfants durant les vacances scolaires.

En 2000

En 2004